La gouvernance de l’eau douce au Canada
Les ressources en eau douce sont gérées et influencées par diverses administrations et organisations au Canada – et chacune est appelée à jouer un rôle important dans la protection et la conservation de l’eau douce.
Les principaux intervenants au niveau de la réglementation sont :
- Le gouvernement fédéral
- Les provinces et les territoires
- Les municipalités
- Les organisations non gouvernementales
- Les Premières nations
- Les organismes intergouvernementaux
Bien que des progrès aient été réalisés sur certaines questions, les Canadiennes et les Canadiens demeurent vulnérables aux menaces actuelles et futures qui mettent en péril les ressources en eau douce du pays, comme les conséquences des changements climatiques, les abus de nos ressources hydriques à des fins de production d’énergie, les nouveaux polluants, la qualité inégale de l’eau potable et les éventuelles exportations d’eau en vrac. Notre vulnérabilité face à ces menaces est en partie attribuable à l’absence d’un cadre de gouvernance clair et à l’insuffisance nationale généralisée à assurer la protection, la conservation et l’utilisation durable de nos ressources en eau douce. Ces lacunes s’expliquent par diverses raisons :
- La baisse d’intérêt du gouvernement fédéral à l’égard des questions liées à l’eau douce – la réduction des budgets et l’annulation de programmes depuis le début des années 1990, aggravées par l’absence de volonté politique et une aversion générale à exercer ses principales responsabilités, ont entraîné des lacunes en matière de surveillance et de coordination, notamment dans les secteurs où des intérêts nationaux prépondérants sont en jeu.
- La fragmentation au niveau des compétences – puisque la Constitution canadienne partage le pouvoir de légiférer dans le domaine de l’eau douce entre le gouvernement fédéral et ceux des provinces, des territoires et des Premières nations, aucun gouvernement ne peut élaborer un cadre unique de gestion des eaux; par conséquent, nos ressources hydriques souffrent de lacunes réglementaires et de l’absences de politiques.
- La complexité – le cadre de gouvernance de l’eau douce est extrêmement complexe, puisqu’il doit tenir compte d’un vaste éventail de questions liées à l’eau, qui vont de la gestion des terres à la santé humaine, en passant par l’agriculture.
Pour résoudre ces questions, FLOW joint ses efforts à ceux d’un nombre grandissant de spécialistes des ressources hydriques et d’organisations de partout au pays pour réclamer une stratégie pancanadienne de gestion de l’eau douce, qui permette de préserver l’essence de nos ressources en eau douce afin que toutes les Canadiennes et tous les Canadiens puissent les utiliser et les apprécier.



