L’eau et l’économie
Il existe une corrélation directe entre la sécurité de l’approvisionnement en eau et la performance de l’économie.
« L’eau est essentielle à l’économie. Pratiquement chaque industrie, de l’agriculture au potentiel énergétique, en passant par la production de boissons et de vêtements ainsi que le tourisme, compte sur elle pour évoluer, prendre de l’expansion et éventuellement préserver son dynamisme. » [Traduction] Pacific Institute, Water Scarcity & Climate Change: Growing Risks for Businesses & Investors
L’importance de l’eau pour l’économie canadienne – estimée entre 7,5 et 23 milliards de dollars par année – est comparable aux chiffres bruts de la production agricole et d’autres grands secteurs économiques (Environnement Canada, Menaces pour la disponibilité de l’eau au Canada).
Les sections suivantes soulignent l’importance de l’eau pour l’économie canadienne :
Possibilités économiques
- En 2005, l’industrie de la pêche commerciale employait plus de 82 000 personnes, pour une valeur estimée à 2,1 milliards de dollars. Au même moment, plus de 3,2 millions de personnes pratiquaient la pêche récréative, injectant ainsi 7,5 milliards de dollars dans l’économie canadienne. (Printemps 2009 — Rapport du commissaire à l’environnement et au développement durable)
Les risques de sous-estimer l’importance de l’eau
Bon nombre de Canadiennes et de Canadiens sous-estiment l’importance de l’eau jusqu’au jour où une catastrophe naturelle liée à l’eau se produit, et ils sont contraints de vivre avec les conséquences financières d’une mauvaise gestion des ressources.
- « Six des dix plus grandes catastrophes naturelles dans l’histoire du Canada furent des sécheresses, et leurs impacts ont été ressentis bien au delà du secteur agricole. Des dizaines d’années peuvent s’écouler avant que la terre ne se remette d’une telle crise. [Traduction] (CBC News, Parched Prairies: Latest drought a sign of things to come?)
- Le Bureau d’assurance du Canada (BAC) estime que les sociétés d’assurance paient davantage pour des indemnisations ayant trait à des dommages causés par les inondations que pour l’ensemble des demandes relatives aux feux et aux vols. Il souligne que ces dommages sont majoritairement attribuables à la vétusté de l’infrastructure municipale. À titre d’exemple, les ouragans qui ont frappé Toronto en août 2005 ont coûté au secteur de l’assurance pas moins de 472 millions de dollars en demandes d’indemnisation. [Traduction] (Daily Commercial News, Insurance Bureau of Canada calls for national action plan on infrastructure).



