Les nouvelles menaces pour nos réserves d’eau douce

Les nouvelles menaces laissent entrevoir une nouvelle réalité en matière d’eau douce et font ressortir l’urgence d’intervenir pour régler ces problèmes. Les conséquences d’une mauvaise gestion et de l’inaction sont beaucoup plus graves aujourd’hui qu’elles ne l’ont jamais été par le passé.

Changements climatiques

  • Les changements climatiques auront sans doute des répercussions profondes sur les ressources hydriques du Canada, notamment dans les provinces des Prairies.
  • Entre 1998 et 2004, le réchauffement des Prairies a contribué à exacerber les sécheresses, qui furent plus sévères que celles des années 1930.
  • Les sécheresses, les inondations et les orages sont susceptibles de gagner de l’ampleur, mettant à rude épreuve nos infrastructures vieillissantes et souvent inadéquates.
     

Exploitation des eaux souterraines

  • Plus de 80 % de la population rurale du Canada utilise l’eau souterraine pour couvrir tous ses besoins domestiques en eau douce.
  • Malgré le fait que les réserves souterraines représentent déjà une source d’eau potable pour près de 10 millions de Canadiennes et de Canadiens, nos connaissances scientifiques des nombreux réseaux d’eau souterraine sont tellement limitées qu’elles pourraient mener à l’épuisement excessif et à la contamination de nos aquifères.
     

Production d’énergie

  • L’industrie de l’énergie est la plus importante utilisatrice d’eaux superficielles au Canada.
  • Le secteur de production d’énergie qui connaît la plus forte croissance à l’heure actuelle comprend les sables bitumineux de l’Alberta, qui devraient tripler leur production d’ici 2015.
  • Entre 2,5 et 4 barils d’eau sont nécessaires pour produire un seul baril de pétrole issu des sables bitumineux. Une fois utilisée, presque toute cette eau est contaminée à un point tel qu’elle est conservée dans de grands bassins de résidus toxiques, et que seuls 10 % sont retournés dans la rivière Athabasca.
  • La production des sables bitumineux perturbe déjà les flux environnementaux de la rivière Athabasca et affecte la qualité de l’eau – avec des conséquences très graves pour les Premières nations établies en aval, qui utilisent la rivière pour la chasse et la pêche.
     

Nouveaux polluants

  • La présence des produits pharmaceutiques et d’hygiène personnelle (PPHP) dans l’eau inquiète de plus en plus les scientifiques.
  • Les PPHP, qui comprennent les contraceptifs oraux, savons, substances vaporisées et antibiotiques, ont des effets troublants sur les espèces aquatiques, comme la féminisation de poissons mâles.
     

Espèces aquatiques envahissantes

  • Au Manitoba, les ouvrages de dérivation Garrison et la décharge du lac Devils, au Dakota du Nord, permettraient à des espèces envahissantes de pénétrer dans le lac Winnipeg, posant ainsi un risque pour la santé aquatique du lac qui soutien des collectivités autochtones, des projets de tourisme et de loisirs et la plus importante industrie de pêche au doré jaune au monde.
  • Depuis l’apparition des premières moules zébrées dans le lac Sainte-Claire, en 1986, elles se sont rapidement répandues dans toutes les voies navigables d’Amérique du Nord. Elles dévastent les populations indigènes en accaparant la majeure partie des nutriments présents dans l’eau.
  • Introduite accidentellement dans les Grands Lacs, la lamproie a rapidement précipité l’effondrement des pêches des Grands Lacs, puisqu’elle n’a aucun prédateur naturel connu. L’éradication de la lamproie s’est avérée impossible.

Références

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